Le bâtiment du Parlement syrien, le jour de la séance inaugurale de l'Assemblée du peuple nouvellement constituée, première session parlementaire depuis la fin du règne du président syrien déchu Bachar el-Assad, à Damas, en Syrie, le 12 juillet 2026. Photo Khalil Ashawi/Reuters
Les autorités libanaises ont arrêté un ancien officier de l’armée syrienne visé par un mandat d’arrêt émis par Damas, qui l’accuse de « meurtres et crimes contre l’humanité », a indiqué samedi à l’AFP une source judiciaire. Adel Issa, 67 ans, ancien officier de la 17e brigade de l’armée syrienne sous le régime de Bachar el-Assad, s’était rendu vendredi à l’ambassade de Syrie à Beyrouth pour y effectuer des démarches administratives, a précisé cette source sous couvert d’anonymat.
L’information a été confirmée à L’Orient-Le Jour par une autre source judiciaire. Lors de l’interrogatoire qui a suivi son arrestation, le brigadier Issa a expliqué s’être rendu à l’ambassade syrienne sans se douter qu’il risquait d’y être arrêté. Il a affirmé n’avoir commis aucun des actes qui lui sont reprochés. D’après nos informations, Adel Issa avait quitté le territoire syrien de manière illégale, mais résidait légalement au Liban en vertu d’un titre de séjour délivré par la Direction générale de la Sûreté générale.
Selon les informations de l’AFP, après avoir pris connaissance d’un mandat d’arrêt émis par Damas par contumace pour des « meurtres et crimes contre l’humanité commis pendant son service dans l’armée », le personnel de l’ambassade a demandé aux autorités libanaises de procéder à son arrestation.
Adel Issa se trouve toujours en détention. Le procureur général près la Cour de cassation, Ahmad Rami el-Hajj, a demandé à son homologue syrien de lui transmettre le dossier d’extradition du suspect, préalable à toute décision de Beyrouth sur une éventuelle remise aux autorités syriennes. Selon la source judiciaire précitée, le juge Hajj devrait prendre sa décision après avoir reçu et examiné les documents officiels syriens, qui sont censés lui parvenir au début de la semaine prochaine. Il devra notamment s’assurer que les conditions d’une remise aux autorités syriennes sont réunies, au regard notamment des conventions bilatérales entre le Liban et la Syrie.
Après la chute de Bachar el-Assad en décembre 2024, les autorités syriennes ont arrêté des dizaines de personnes qu'elles accusent de crimes commis pendant les plus de treize années de guerre civile. Les premiers procès ont débuté en avril.
Le Liban et la Syrie affichent leur volonté d'ouvrir un nouveau chapitre dans leurs relations. Sous la famille Assad, Damas a exercé pendant des décennies une tutelle sur son voisin libanais, avait été accusée d'y avoir orchestré de nombreux assassinats et était allié du Hezbollah pro-iranien. Les responsables des deux pays se sont rencontrés à plusieurs reprises au cours des deux dernières années et sont convenus de renforcer leur coopération dans plusieurs domaines, notamment en matière de sécurité.


Et il y en a beaucoup d’autres qu’on feigne ignorer leur présence pour cause de corruption et d’alliance malsaine qui coûterait cher à notre pays le moment venu. Surtout qu’ils ne nous disent pas qu’ils recherchent. Ils savent exactement qui de ces assassins sont sur notre territoire et connaissent leurs adresses et leurs déplacements. Trêve de balivernes, ça n’est pas en se cachant derrière son petit doigt feignant l’incapacité à nous protéger qu’on sauve ce pays.
10 h 38, le 09 août 2026